Le mile 40


L'intermodal des souvenirs

Le 23 octobre 2010, en compagnie de Jean St-Cyr et de sa fidèle Miley, je suis allé voir les reste du DC-3 écrasé dans la falaise de Sault-au-Cochon en 1949, suite à un attentat à la bombe (histoire bien connue à l'époque et reprise dans le film Le crime d'Ovide Plouffe). Chemin faisant, nous en avons appris un peu plus sur les bateaux et l'entretien de la voie ferrée. Merci aux frères Bluteau pour leur hospitalité et à Richard Ouellet et son équipe pour sa courtoisie.
Attention. Depuis 2011, il est interdit de circuler à pied sur et le long de la voie ferrée. À vos risques, donc.

La randonnée de l'aller.
Coïncé entre la montagne et la mer, c'est un des plus beaux points de vue sur le fleuve. Silence garanti!

Une vue vers l'Est, le long de la voie ferrée.
Un ponceau fraîchement rénové.
Les ouvriers de normalisation de la voie saluent le maître et le chien.
Les chalets de Sault-au-Cochon et au loin sur la voie le véhicule des ouvriers.
Le mile 42.
Ben oui, ouvert le dimanche!
L'aiguillage de Sault-au-Cochon. Juste à voir l'affaisement de la voie secondaire, on comprendra que l'aiguillage est désactivé!
Vue du balcon d'un petit chalet, côté mer. Je sais pas pourquoi mais ça m'a fait penser à la chanson Le Buck, de Richard Desjardins : "La criss de paix, oh ya, La vie rêvée, oh yé!"
Le fameux mile 40 (les distances sont encore exprimées en miles, le long de la voie ferrée). Jean indique l'entrée du sentier vers l'épave de l'avion. On voit que le vent est parfois tellement fort que les panneaux indicateurs ploient. À moins que ce soit un effet de ma lentille grand angulaire...

L'épave de l'avion de Sault-au-Cochon.
Il n'en reste pas grand chose. Les instruments, cockpit, moteurs, roues, surfaces mobiles etc. ont été retirées au fil des ans. Des traces de coupure à la scie mécanique sont évidentes. Dans le grand silence de la forêt charlevoisienne, ça demeure quand même impressionnant.
Photo de l'avion en 1947.

Le haut du "A" de "CF-CUA", l'imatriculation de l'avion, sous l'aile gauche. Dans le coin supérieur droit, on suppose le bas du "U".
Le "ana" et le coin du "C" de "Canadian Pacific Airlines", le nom de la compagnie, peint sur la carlingue.
Probablement une partie de la queue.
Probablement un réservoir.
Une aile
Tubulures
Tubulures
Les ressorts et la tubulure d'un siège où était peut-être assise une des 23 malheureuses victimes de l'écrasement.
La bande rouge bordée deux lignes bleues sous les hublots, dont on voit un cadre.
Une aile
La partie supérieure d'un train d'atterrissage principal. Dans un matériau plus ridige et solide que l'aluminium, mais aussi plus sensible à la rouille.

Soudure alumino-thermique de deux sections de rails.
Sur le chemin du retour, on nous a gentiment permi d'assister à une phase de la normalisation de la voie ferrée.

Vu générale du système. En jaune : les étriers et leurs pistons qui tendent et alignent les deux sections de rail l'une vers l'autre. En rouge clair : probablement la génératrice et la pompe hydraulique du serre-rail. En rouge brique : le moule qui recevra le creuset et le métal fondant. En arrière-plan : le vieux rail. Appuyé contre lui : le bidon d'eau, pour éteindre toute flamme sur une traverse. Tout près, sur une pelle : la couverture d'amiante pour recouvrir la soudure fraîche.
On apporte la dernière touche au moule.
On allume le chalumeau pour déshumidifier le moule et les rails.
On rallume la chalumeau.
Ça chauffe, ça chauffe!
Le creuset est placé sur le moule.
Le granulat d'oxyde de fer, d'aluminium, de magnésium et autres s'enflamme et atteint jusqu'à 2000 degrés.
L'acier liquide déborde dans le récipient de surplus.
On attend que le moule refoidisse un peu.
Puis on commence à retirer le moule alors que le métal est encore chaud.
Le métal moulé est encore rouge. Il sera retiré avec la masse.
Moulage du joint.
Moulage du joint.
Le joint, bien "normalisé". On ne sentira rien en passant dessus dans le futur train touristique du projet du Massif! Ces joints permettent des vitesses plus rapides et des masses plus lourdes, par l'élimination des points de faiblesse que constituaient les séparations entre les rails.